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 scotomisation, déni et clivage

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Princesse
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MessageSujet: Re: scotomisation, déni et clivage   Dim 31 Mai 2009, 3:18 am

courage, à toi les bières en terrasse et autres dodos au soleil bientôt!
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gwenatsiaq
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MessageSujet: Re: scotomisation, déni et clivage   Dim 31 Mai 2009, 4:05 am

Freud, "le fétichisme", La vie sexuelle, p.134 :

Freud a écrit:
Le processus était donc celui-ci : l'enfant s'était refusé à prendre connaissance de la réalité de sa perception : la femme ne possède pas de pénis. [...] La plus vieille pièce de notre terminologie psychanalytique, le mot "refoulement" se rapporte déjà à ce processus pathologique. Si l'on veut séparer en lui plus nettement le destin de la représentation de celui de l'affect et réserver l'expression "refoulement" pour l'affect, pour le destin de la représentation il serait juste de dire en allemand Verleugnung (déni). Le terme "scotomisation" me paraît particulièrement impropre car il éveille l'idée que la perception a été complètement balayée, comme dans le cas où une impression visuelle frappe la tache aveugle de la rétine. Au contraire, la situation que nous décrivons montre que la perception demeure et qu'on a entrepris une action très énergique pour maintenir son déni. Il n'est pas juste de dire que l'enfant ayant observé une femme a sauvé, sans la modifier, sa croyance que la femme a un phallus. Il a conservé cette croyance mais il l'a aussi abandonné; dans le conflit entre le poids de la perception non souhaitée et la force du contre-désir, il en est arrivé à un compromis comme il n'en est possible que sous les lois de la pensée inconsciente - les processus primaires. Dans le psychisme de ce sujet, la femme possède certes bien un pénis, mais ce pénis n'est plus celui qu'il était avant.

et voilà, merci Freud, merci clémence !
mais du coup, je ne vois pas bien comment faire le lien avec l'approche de cylla ? - la même nécessité de renoncer à l'illusion de la toute-puissance et d'éprouver la perte, quoique dans des registres et avec des enjeux différents ?

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cylla
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MessageSujet: Re: scotomisation, déni et clivage   Dim 31 Mai 2009, 1:50 pm

Moi je rebondissais surtout sur le clivage dans les états-limites. En relisant tout ce qui a été dit, j'ai l'impression que ça s'éclaircit. La scotomisation comme le disait Clemence et ça se confirme avec le texte de Freud, c'est comme une perception qui est considérée comme nulle et non avenue, d'où un trou, une béance tandis que le déni se situe plus comme un refus de quelque chose mais ce quelque chose continue à opérer, à être actif pour le sujet. Par exemple, le déni de l'altérité chez les états-limites qui devient du coup une véritable problématique qui va sans cesse se poser et se reposer. Schématiquement pour le borderline, ça donnerait : accordage inadéquat dans les relations mère/bébé d'où mauvaise unification du moi (clivage du moi et par conséquent relations clivées aux objets), impossibilité de dépassement de la position dépressive donc on se situe dans un refus, déni de la reconnaissance de l'altérité et déni de la perte.
Dans le texte de Freud, on est dans le registre de la perversion.Le fétiche comme moyen de maintenir le déni de la castration, il dit bien: la perception demeure etc... On a l'impression que dans le déni, c'est une lutte acharnée pour le maintenir alors que la scotomisation non.
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MessageSujet: Re: scotomisation, déni et clivage   Dim 31 Mai 2009, 3:55 pm

le déni est soutenu par le clivage

@ cylla: ce qui me gene c'est que j'ai l'impression qu'on mélange un peu tout là, avec des registres complement différents: Freud il a jamais parlé de borderline! le "clivage" qui sous tend la pensée de la catégorie (sic! comme dirait Isa) borderline est un clivage lourd de tous les développements kleiniens et post kleinien, y'a l'idée de personnalité schizoide de fairbairn derriere! Freud parle du clivage du MOI klein part du clivage du moi pour aller vers le clivage de l'objet, et fairbairn lui pense avec le SELF.

et MOI =/= SELF
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MessageSujet: Re: scotomisation, déni et clivage   

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